Morphologie, forme et dynamisme. Part.4

“L’individualité s’exprime magnifiquement dans le mouvement.”

De Sylvain Tesson

 

Partie une.

Partie deux.

Partie trois.

Yop mes amis! La suite de mon dossier sur la morpho arrive enfin! Je vais essayer d’être plus light cette fois, pour le dernier article, vous avez du avoir une indigestion de termes techniques, désolé d’avance, je cherche mes marques pour améliorer ma pédagogie. N’hésitez pas à me faire part de vos envies ou critiques à ce sujet.

 

Donc, on à vu dans le dernier article la posture dans une forme statique. Ici, nous allons parler de la posture dynamique.

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On reste concentré sur la course du modèle et la torsion de la ceinture abdominale a son extrême. Impossible donc?

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Ici, je simplifie la forme, pour montrer la tension extrême au centre du corps et l’influence de 2 axes de forces limites antagonistes. En rouge, la course rapide et donc les jambes qui rééquilibrent. En vert, la rotation du torse, dans le sens presque inverse exagéré par le poids de la raquette, la force musculaire et l’énergie cinétique de la rotation elle même.

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On a ici un modèle extrêmement athlétique, permettant a sa solidité musculaire d’accompagner le mouvement, de garder la chaîne cinétique dans une tension égale et donc multiplier comme un élastique la force de départ. Evidemment, une personne d’un plus faible niveau pourrait sur ce type de mouvement se faire de la tendinite, s’arracher un muscle, un tendon ou même se créer des hernies. Ou tout simplement être même en incapacité de faire ce mouvement tout court.

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On peut percevoir a quel point le corps humain peut être mobile. Les forces qui lui sont appliquées étant accélérées par les zones les plus mobiles du corps. Les épaules et les hanches, permettant d’accélérer encore plus le mouvement comme quand une voiture tourne autour d’un rond point et qu’on se retrouve attiré par l’extérieur.

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En simplifiant la forme en mannequin. On perçoit la presque impossibilité du mouvement. On comprend que même sur une image fixe, le corps est soumis a une force extérieure. Ce type d’étirement étant d’ailleurs impossible a faire sans élan. 

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On perçoit mieux la chaîne musculaire et la logique élastique du mouvement.

 

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Superposé au mannequin, le muscle devient une série de câble élastiques permettant au corps de se mouvoir et se rééquilibrer.

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L’énergie cinétique des jambes + l’élan + le renvoi du poids du corps par le sol se canalise au niveau du centre du corps. Le premier axe de rotation par lequel passe l’énergie cinétique. La sangle abdominale et le bloc lombaire en bons muscles verticaux gainés correctement renvoyant l’énergie au haut du corps tout en tournant comme une vis, donc encore une fois accélérant et multipliant l’énergie de départ. Le bras droit effectuant une rotation autour du deuxième axe de rotation qu’est l’épaule. Le pectoral droit canalisant l’énergie, transmise au deltoïde avant et le biceps se pliant pour terminer le mouvement. Un bon moyen de se craquer le dos, essayez de faire cette pose juste après le réveil!  

 

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Un exemple de la mobilité des vertèbres. Evidemment, aucune vertèbre ne peut seule faire une rotation de 180°, sinon, c’est la rupture de la moelle épinière. Et là, vous pouvez oublier la marche et un tas d’autres fonctionnement classique de l’humain en bonne santé. Chaque vertèbre a tout de même la possibilité d’un minimum de rotation. Ce qui permet en bout de chaîne une impression pouvant aller jusqu’à presque 90°. La mobilité des vertèbres est aussi dépendante de leur taille et de leur positionnement. Pour soutenir toute la partie haute du corps, les vertèbres du bas sont plus larges que celles du haut, comme pour tronc d’arbre. Il y a la partie rachis thoracique qui intercale les cotes de la cage dans les vertèbres, donc perte de mobilité à ce niveau là aussi. La partie cervicale étant la plus mobile justement grâce a la petite taille des vertèbres et le peu de matière osseuses et musculaires autour.

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Axes de torsions.

Avec cet article, on voit bien que rendre le mouvement passe par un tas de systèmes et de logiques. En s’appuyant sur les règles de la dynamique, on peut exagérer a foison son effet. Mais comme d’habitude, il est bon de partir de la réalité pour ensuite l’exagérer plutôt que de faire l’inverse. Je n’ai pas fait d’illustration montrant ce qu’on peut en faire. Dites moi si ça vous permettrait de mieux comprendre!

Il est important de savoir si la forme qu’on représente est en mouvement ou pas, pour que la déformation prenne tout son sens!

Je vous à bientôt les amis!

Bâ Ismaël

La suite…

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Composition, dessin, fabrication d’une image! part.5

« Ainsi se formèrent ces immenses couches de charbon qu’une consommation excessive doit pourtant épuiser en moins de trois siècles si les peuples industrieux n’y prennent garde. »

Voyage au centre de la terre
Jules Verne 

Read more at http://dicocitations.lemonde.fr/citations-mot-forme.php#aaAkPo6grviEFZO7.99

Suite de mon dossier sur la composition.

4 la forme : un espace géométrique ou organique ;

C’est le choix de ce qui constitue une image. Ce qui permet d’exprimer un message. La manière dont ces formes sont agencées permet d’exprimer une ambiance ou une sensation, du calme ou du dynamisme. C’est dont un moyen d’échanger un message ou une idée que comporte l’image dans son fond, son intention.

Il y a d’ailleurs des formes abstraites ou figuratives. Les formes abstraites sont symboliques ( cercle, carré, triangle,… ). Les formes figuratives représentent quelque chose ( individu, vêtement, lit, … ).

 

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Le placement de ces formes dans l’image joue aussi. Au centre, on est dans l’équilibrant. Sur le coté, on est dans l’apparition/disparition. En haut/bas, on est dans le terrien versus le ciel.

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Traduction des formes dans mon illustration

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Clarification en enlevant l’illustration. On perçoit mieux l’organisation/inorganisation des formes

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Le centre de l’image est plein de triangles. On est donc sur du danger, de la mobilité centrée. Une agressivité cadrée donc.

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Toujours centré mais un peu plus éparpillé, le cercle me permettant d’adoucir  les triangles.

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Le carré est présent sur toute l’horizontalité. Cela m’aide a rationaliser la bizarrerie du propos, une femme dans une chambre habillée en ninja.

Pour cette image, j’ai voulu rendre une impression de normalité, voir banalité quant a son intention. Garder une stabilité contrastant avec le thème en lui même, beaucoup plus étrange, voir guerrier.

De ce fait, les 3 formes de bases se superposent en général. Elle donnent une grande densité au centre de l’image, tout en informant sur cette même dissonance. Dissonance permettant ( je l’espère ) de passer plus de temps sur l’image pour la comprendre, pour s’en imprégner !

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Une autre illustration possible. Un des crobards de travail. Je ne l’ai pas gardé surtout parce que le concept de chambre de jeune fille et sa banalité disparaissait avec la posture et l’agressivité qui y est liée. On remarque bien sur que la composition est complètement différente.

Concernant la forme choisie, c’est évidemment la forme figurative. Mais en gardant du symbolisme. Le réalisme pur ne m’intéresse pas, aujourd’hui, on a la photo ou la vidéo pour ça, je suis donc dans le pseudo réaliste.  Pour l’étape de recherche par contre, je suis bien plus dans le symbolisme, ce qui m’aide a trouver la dynamique de l’image.

A suivre…

 

Composition, dessin, fabrication d’une image! part.6

 » Il lui fallut enjamber un ruisseau noir, une mare lâchée par la teinturerie, fumant et s’ouvrant un lit boueux dans la blancheur de la neige. C’était une eau couleur de ses pensées. « 
L’Assommoir (1878)

Emile Zola

Read more at http://dicocitations.lemonde.fr/citation.php?mot=couleur#UrSJKlurCUeCyZPj.99

Suite du dossier sur la composition.

5 la couleur et le ton : avec ses diverses valeurs et intensités, lumières et ombres;

Bon, je suis loin d’être un maître concernant les couleurs, c’est à la fois du ressenti, mais en même temps des mathématiques (c’est une logique d’addition ou de soustraction). Puisque le choix est presque infini, il est beaucoup plus difficile de maîtriser ses effets et l’association des différentes valeursintensités ou même contrastes ! Enfin, je vous propose tout de même un exemple de ma méthode. Bien sûr, comme d’habitude si vous avez des questions, ou même des corrections, n’hésitez pas, plus on est de fous, plus on rit.

De plus, suivant la numérotation des rubriques de l’article Wikipedia, je me rends compte qu’a partir de maintenant, ça va être un peu plus bordélique. En effet, les étapes suivantes sont assez difficiles à dissocier pour moi. Je passe de l’une à l’autre selon l’instinct. Je vais tout de même essayer de garder ce plan, ne soyez pas étonné si on passe de l’avant à l’après sans trop de logique, j’essaierais d’être le plus compréhensible possible.

 

Alors, qu’entends-on par couleur et ton* ?

Ben oui, la couleur ça suffit pas comme terme, il faut encore compliquer la chose ??? Et oui (quand je vous parlais de math) … La couleur est un faux ami, elle signifie en langage courant la perception visuelle colorée, mais signifie aussi de maniere plus technique le mélange de pigment ou de teinture et de liant qui sert pour peindre.

A contrario, Le ton (ou la teinte) désignent sans ambiguïté la couleur perçue.

En d’autre termes, quand on parle technique de couleur, on doit parler de ton et non de couleur ! 

Détails des termes de tons*; 

Tons clairs et tons obscurs opposent les tons par l’impression de luminosité qu’ils dégagent.

Valeur tonale La valeur tonale est le degré de luminosité, du foncé au clair, indépendamment de la couleur. Il faut cependant noter que certains tons, comme les jaunes, ont toujours des hautes valeurs, tandis que d’autres, comme les violets, ont toujours des valeurs basses.

Tons chauds et tons froids Les tons sont d’autant plus chauds que, sur le disque chromatique, ils sont proche de l’orangé.

Tons neutres Tons proches des gris.

Tons purs tons vivaces, de la périphérie du disque chromatique.

Tons dégradés Tons dont la luminosité est augmentée, mais la vivacité diminuée, par l’ajout de blanc.

Tons rompus Tons dont la luminosité est atténuée par l’ajout d’une pointe du ton complémentaire.

Tons rabattus Tons dont la luminosité est atténuée par l’ajout de noir.

Tons pastels Tons dont la vivacité est atténuée par du blanc, comme celle des dessins au pastel.

Ton sur ton Assemblage de tons ne différant que par une petite nuance. Utilisé surtout en couture.

Ton général Le ton général d’un tableau est la dominante colorée. Par exemple, le ton général de Impression soleil levant de Claude Monet est dans les tons froids.

Ton local Le ton d’un objet dans le tableau, avec son système de clair-obscur, par exemple, le ton local d’un drapé. Le ton local des manches de la Joconde est dans les ocres.

Ton plat ou aplat Surface colorée dans laquelle le ton ne varie pas.

Et c’est quoi la Valeur* ? 

 

On distingue d’abord les valeurs, c’est-à-dire la luminosité, entre blanc et noir. Bien que les valeurs se distinguent des couleurs proprement dites, l’estimation des valeurs d’un sujet représenté est la première tâche de la représentation en couleurs, par opposition au dessin, préoccupé surtout des contours. La méthode traditionnelle pour évaluer la valeur consiste à cligner des yeux, pour s’approcher de la vision nocturne, qui ne perçoit pas les tons.

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Ici le contraste maximal, noir et blanc compris. Les valeurs sont contenues entre ces extrêmes.

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Là, le contraste maximal concernant les tons. De même, les valeurs sont contenues entre ces extrêmes.

Et la Vivacité alors* ? 

 

La vivacité d’une couleur est le degré de ce qui la différencie d’un gris. Un ton vif se distingue nettement d’une autre de même valeur, au contraire d’un ton terne ou pâle.

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Sur le deuxième visuel, la vivacité est affaiblie, distinguer la valeur est beaucoup plus difficile (évidemment, les tons étant à l’opposés, on les distingue tout de même, mais sur la roue chromatique proposée plus bas, on peut voir que discerner les tons voisins devient beaucoup plus compliqué) ! 

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Roue Chromatique, avec les tons clairs/obscurs, outils fondamental pour obtenir une harmonie de couleurs.

Alors, je commence par séparer les valeurs. Je recherche un équilibre de chaud/froid, pourquoi ? Pour détacher au mieux mon personnage principal du décor, mais aussi les autres personnages plus petits.

En effet, plus le dessin réclamera de détails (et donc, une plus grande possibilité en tons), plus j’essaie de commencer par séparer au mieux les formes. Je décide donc de garder les tons chaud pour ce qui entoure directement le personnage, les tons froid pour le décors et les autres personnages, un léger mélange des deux à dominante chaude pour le personnage principal (certains détails sortent de cette logique afin de rééquilibrer les valeurs dans l’ensemble de l’image), ce qui donne cela;

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Ton plat sur plat.

En général, mes tons sont rabattus (luminosité atténuée), je n’en suis qu’à la première couche. Cela me permet une plus grande profondeur pour travailler le relief des formes pour l’étape suivante. J’ai tout de même quelques zones en ton purs (à la périphérie du cercle chromatique) et de ton neutre (proche du gris), pour m’aider à garder en tête mon intention de départ.

Pour débuter, je déconseille une palette de tons trop variés, si on prend les 3 tons primaires, plus leur secondaire, on peut facilement se retrouver avec une image bariolée ou anarchique.

Couleurs primaires

Couleurs primaires.

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Cercle chromatique basique, couleur primaire mais aussi secondaires et leurs relations chromatiques.

D’ailleurs, en bon vieux fan de super-héros, on peut voir que les personnages les plus illustres sont en grande partie remplis de couleurs primaires, Superman en est l’exemple le plus représentatif avec du jaune, bleu et rouge!

Superman-50-errorAutant le dire tout de suite, les 3/4 des gens qui se promèneraient dans la réalité avec cette association de couleurs ne pourraient pas paraître autre chose que déguisés (illustration Romita JR, Klaus Janson, Dean White)!

Je conseille plutôt au maximum 2 tons primaires, voir un et jouer avec les secondaires. Dans une logique de camaïeu (différentes valeurs autour de la même tonalité de base), relevé par de la secondaire. Au risque de se retrouver avec un stroboscope de couleurs, les une annulant les autres.

Pour cette illustration, j’ai utilisé les tons bleus sur une grande partie du décor pour le calme, confiance, ordre et fiabilité, c’est en général une tonalité équilibrante.

Les tons roses pour la sensibilité, la féminité.

Les tons rouges pour la puissance, la passion.

Voici ma palette de départ;

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On passe des tons chauds à des tons froids. On peut aussi voir des variétés tonales. Ce n’est pas une palette parfaite, loin de là, mais elle me permet d’avancer.

Mon encrage étant plutôt lourd et détaillé avec beaucoup de zones noires, il est important d’équilibrer correctement les dites zones.

Je fais en général mes couleurs sur le logiciel Photoshop, c’est bien plus rapide que manuellement et me permet d’essayer plusieurs directions en même temps et les comparer facilement. Si vous le souhaitez, je ferais un article rentrant plus en détail sur la couleur assistée par ordinateur.

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Ici, j’ajoute l’ombre, j’ai choisi du violet, qui est à l’opposé du jaune citron dont je vais me servir pour la lumière. Le contraste de luminosité n’en sera que plus fort. J’insuffle ainsi de la spiritualité, de la magie, du secret, rappelant que dans l’obscurité on est pas mal dans le mysticisme.

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Ici je rajoute le jaune citron. La valeur tonale est maintenant complète et permet d’ajouter de la profondeur et de la luminosité sur les parties que je veux mettre en valeur. Le jaune rajoute de l’optimisme, du bonheur et de la prudence. 

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J’ajoute ici de la matière. En effet, l’une des difficultés de la couleur numérique est le manque de texture. J’ai utilisé ici un effet papyrus que j’ai placé au dessus du décors et non de mon personnage principal, toujours pour le faire ressortir.

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Enfin, malgré les clairs/obscurs, les tons divers, le ton général reste trop froid à mon gout. J’ajoute donc une tonalité chaude pour donner un ton général plus avenant. J’ai choisi le ton rouge/orangé pour sa chaleur, son dynamisme, sa chaleur et son énergie.

Je ne vous cache pas que cette partie est plutôt complexe à expliquer, tant la couleur est un art en soi. Termes techniques, savoir scientifique, mais aussi émotionnel car toutes les couleurs ont une signification. Il est donc bon de savoir avant tout à quoi elles se référent.

 Je suis assez méthodique dans ma démarche, mais je déteste aussi être ralenti dans mon élan, je suis donc en général pas carré carré sur les étapes à suivre, je me vois plus comme un alchimiste. Ce qui permet aussi de se garder de la surprise et d’arriver à des résultat par sérendipité!   

Comme toujours, pour ma part, la théorie est fondamentale, mais n’est rien sans l’expérimentation. Ensuite, à chacun ses méthodes pour atteindre le résultat voulu!

A suivre…

Bâ Ismaël

* Pages Wikipedia; https://fr.wikipedia.org/wiki/Composition_picturale, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ton_et_teinte

 

 

Composition, dessin, fabrication d’une image! part.4

« Cet instinct, sorte de tropisme qui tourne toutes les forces vers la conservation : de quoi ? La conservation est donc comme une direction, un point cardinal dans je ne sais quel espace-temps. »
Mauvaises pensées et autres (1941)

Paul Valéry

Read more at http://dicocitations.lemonde.fr/citation.php?mot=direction#p27SHCFwLXD18pqL.99

Suite du dossier sur la composition.

3 la direction : les itinéraires visuels qui prennent des chemins verticaux, horizontaux ou diagonaux ;

J’ai déjà fait appel un peu à cela dans mes premiers articles avec les zones de focus privilégiées par l’observant. En gros, ce sont les lignes de forces d’une image. On sert souvent des compositions en diagonales d’ailleurs, ça permet d’éviter la frontalité et donne de la profondeur a l’image. Forcément, pour la profondeur de l’image on aura besoin de plusieurs éléments dans l’image, plusieurs strates, pour donner l’information des niveaux de plans de l’image.

Voilà cette rubrique appliquée à mon illu;

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Encore un élément à prendre en compte dans une image et à fortiori dans une suite d’image, comme la bd et aussi au cinéma (même si la composante page dans son entier pour la bd et mouvement pour le cinéma donne des solutions parfois différentes).

 

A suivre…

Bâ Ismaël

Composition, dessin, fabrication d’une image! part.3

« Celui qui aime est toujours forcé de revenir à la charge, d’enchérir, il est au contraire aisé pour celui qui n’aime pas de suivre une ligne droite, inflexible et gracieuse. »
A la recherche du temps perdu, Sodome et Gomorrhe (1922-1923)

Marcel Proust

Read more at http://dicocitations.lemonde.fr/citation.php?mot=ligne#JiRbpb3tGYEw750L.99

Suite de l’article sur la composition.

2 la ligne : le chemin visuel qui permet à l’œil de se déplacer dans le tableau ;

J’en ai déjà touché deux mots plus haut, mais le but d’une illustration, c’est d’échanger assez d’information pour que l’observateur se l’approprie. Et donc, qu’il  » temporalise  » son regard.

Ce fameux point; la ligne le permet. Elle guide l’œil de l’observateur dans l’image a la manière d’un GPS ! Comme souvent pour la compo, Il est difficile de l’identifier, parce que si c’est le cas, c’est justement que la conduite de l’œil n’est pas assez efficace !

Voici un essai toujours sur mon illustration de fan  » ninjette  » girl ;

Pareil, il y a un élément manquant, qui montre que je n’ai pas assez pensé ma composition . C’est l’un des problèmes quand on remplit l’image d’information, plus il y en a, plus on doit être clair au niveau de la structure de la compo. Je vous laisse encore chercher un peu !

Il est aussi intéressant de voir tous les recadrages produits dans cette image ! Le recadrage est un bon moyen d’éviter le manque de dynamisme, ou la platitude d’une image. Au lieu de se contenter de la dessiner, on la replace dans un contexte plus large et plus riche !

On a vu l’exemple du lapin, voyons en d’autres ;

Ainsi, l’œil de l’observateur est guidé malgré la tonne d’information distribuée dans le dessin! A savoir qu’il devrait être vu en grand, entre le a4 et le a3 pour que chaque détail soit bien visible !

A suivre…

Bâ Ismaël

Composition, dessin, fabrication d’une image! part.1

 » Si la libération de l’homme est le but principal de l’action, la fonction du créateur est tout aussi essentielle que celle du politicien ou de l’économiste. Le créateur libère au moyen du mot, de l’organisation plastique, du rythme de la composition. Sa révolution vise à la métamorphose complète du monde. « 

Biographie », Marian Dale Scott, Musée des beaux-arts du Canada, 2012, p. 1
[ Marian Dale Scott ]

image: http://dicocitations.lemonde.fr/images/citationlienpermanent.png

Don? Technique? Un peu des deux, mon capitaine !

Hop, on me demande souvent ce que j’entends par composition quand je me réfère a un poster, une couverture de livre ou simplement une scène au cinéma. Souvent, pour vous, c’est comme de la magie,  » Ah mais il voit des lignes que moi je ne vois pas, il a vraiment un don, comment fait-il pour retenir autant d’élément de cette image ? « , etc…
Quand je conseille un jeune auteur aussi d’ailleurs,  » mais bordel de nodocéphale*… pourquoi il me parle de tangentes alors que moi je veux juste mettre un arbre sur une feuille, j’ai jamais voulu faire math spé moi !?! « .
Eh bien non, il ne s’agit pas d’un don, mais d’une technique, d’un travail et d’une expérience. Que tout le monde peut acquérir, donc!

Mon premier rapport avec la composition, je le dois à Jean-Pierre Belan, le professeur de dessin de mon centre culturel. J’avais 11 ou 12 ans, c’était mon premier cours, j’étais en pleine période  » fruits «  et blousons en cuir, en clair, je dessinais des  » fruits humains « , bananes, oranges et que sais encore. J’avais eu l’habitude de copier les illustrations dans les Strange Spécial Origines, car ils comportaient des personnages en pied et statiques, donc plus faciles à dessiner et j’adorais dessiner. Donc pour mon premier cours, il me laisse faire un crayonné de mon choix, je fais donc un genre de rockeur, avec une tête d’orange. En pied, pile au milieu de la feuille. Une fois terminé, il l’examine, me demande de le regarder faire sa version. Il me précise que toute l’intention de mon mouvement et du placement de mon personnage dans la page sont fondamentaux pour donner vie à ce qui en est dépourvu. Et là, il lance un trait en biais, sans autre détail, en me demandant de me servir de ce même trait pour construire mon personnage autour. Le trait, représentant plus ou moins la colonne vertébrale de mon personnage. Evidemment, en gros sceptique que j’étais déjà tout jeune, je ne voyais pas trop ou il voulait en venir, je me suis tout de même exécuté et là, tout un pan du dessin s’est ouvert a moi. C’était le même personnage, mais il sortait de la feuille, il occupait l’espace. Ce jour là, j’ai compris que les limites de la page, de son espace et de ce qui s’y passe était infini. C’était mon initiation à la composition. Merci Jean-Pierre !

Ce dossier en plusieurs parties y sera donc consacré. La composition est un travail qui n’est que rarement perceptible puisqu’une bonne composition, au même titre qu’une bonne musique de film ne doit pas être perceptible en elle-même, mais doit permettre la transmission d’ informations que le créatif veut échanger avec le spectateur.

Alors, c’est quoi la composition ?

J’utilise ici la définition de wikipedia**; » La composition picturale est l’art de composer une image en fonction de formes et de couleurs dans le but de donner un équilibre global à l’image par le choix des masses de couleurs et des lignes directrices. Le terme « pictural » implique que la composition concerne une image : peinture, illustration, photographie. Le sens s’étend ensuite à toute composition visuelle intégrant image et texte sur toutes sortes de supports.
Selon les périodes de l’histoire, ces règles ont été modifiées pour obéir aux principes directeurs des différents courants ou mouvements picturaux. »

En clair, le dessin brut, n’est pas une image en lui-même. Connaître l’anatomie, connaître les drapés, les notions d’ombres et de lumières ne sont pas suffisantes pour créer une image. Oui, parce qu’une image, c’est d’abord une suite d’informations visuelles, organisées pour émettre un message et non pas juste de belles formes (ce qui est bien trop large pour juger une oeuvre, puisque, après tout, chacun ses goûts sur la beauté ou la laideur).

Cette fameuse composition, sert donc à organiser l’image en accord avec le message qu’on veut transmettre.

J’imagine que certains visiteurs se demandent régulièrement ce qu’on peu chercher en regardant un tableau au musée, ou simplement une image sur un bouquin et l’observer pendant plus de dix minutes ?

Eh bien c’est justement cela ! Un dessin simple, sans composition, on le regarde et on a compris l’ensemble des infos, soit parce qu’il y en a simplement très peu, soit parce que ce n’est pas une image, mais juste un dessin! Attention, je ne parle pas de la qualité du dessin en lui-même qui peut-être excellent !

La composition, sert à faire naviguer le regard de l’observateur et le force à rester sur l’image pour en apprécier le sens, comme si cette image devenait vivante, un genre de labyrinthe qu’on aimerait emprunter à la recherche de sa sortie (et on est au delà du beau, c’est presque mystique). Ludique, n’est-il pas ?

C’est pile la zone de rencontre entre le cerveau et le coeur de l’observant qui rentre dans le coeur et le cerveau du créatif. Un moment privilégié, riche en émotion.

Je vais compléter cet article, au fur et à mesure de l’avancée de mes exemples visuels!

Je vais donc commencer avec une de mes illos, publiée dans l’auguste Livre:  » Pin-up modernes, les dessous d’une création « ;

Merci pour votre temps !

A suivre…
Bâ Ismaël
* Nodocéphale: tête de nœud.
** https://fr.wikipedia.org/wiki/Composition_picturale

Black super heroes dans le comics ! partie 3

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Ben il y en a pas mal en fait des super  » Nigga  » heroes, de quoi se plaint-on ma bonne dame ?

Alors, maintenant que nous avons vu ensemble un abécédaire du super-héros Noir chez la Marvel, passons un peu plus en détail à ceux qui ont eu droit à des titres personnalisés !

Nous restons donc sur les  » ongoings  » ! Quel/s personnage/s listé/s dans le précédent article a/ont eu une (ou plusieurs) série/s solo ?

Black Panther 

Volume 2 ; Jungle Action, 19 numéro, du 07/73 à 11/76, que je ne compte pas puisque c’est une anthologie qui n’est pas au nom de Black Panther.
Volume 1 ; Black Panther, 15 numéros, du 01/77 à 05/79, check !
Volume 2 ; Black Panther, série limitée, je ne compte pas !
Volume 3 ; Black Panther, série limitée aussi, pas de chance !
Volume 4 ; Black Panther, 62 numéros, du 11/98 à 06/03, même pas 5 ans pile mais check !
Volume 5 ; Black Panther, 41 numéros, du 04/05 à 11/08 check !
Allez, en tout on va dire 10 ans de publications  » ongoing  » pour un perso qui a 44 ans… 1/4 de sa vie en  » ongoing « . Oui oui, la star des super-héros noirs, le nouveau chouchou des fans du dernier film Marvel, le futur personnage principal d’un film produit par le studio Marvel n’a finalement que 10 ans de publication en 2010… Ca commence bien…

 


Blade 

Volume 1 ; Vampire Tales, 2 numéros du 12/74 à 02/75 que je ne compte pas puisque c’est une anthologie qui n’est pas au nom de Blade

Volume 1 ; Marvel Preview, 2 numéros le premier en 09/75, le second en 1976 que je ne compte pas puisque c’est une antologie qui n’est pas au nom de Blade
Volume 1 ; Nightstalkers, 18 numéros du 11/92 à 04/94, comics de groupe
Volume 1 ; Blade: The Vampire Hunter10 numéros, du 07/94 à 04/95, check !
Volume 1 ; Marvel: Shadows and Light, 1 numéro, 02/97 que je ne compte pas puisque c’est une antologie qui n’est pas au nom de Blade
Blade: Crescent City Blues, 03/98, one shot
Blade: Sins of the Father, 10/98, one shot
Volume 2 ; Blade, 6 numéros, encore une mini-série, bon, je suis cool, je l’ajoute! Du 12/99 a 06/2000
Volume 3 ; Blade, 6 numéros, pareil qu’au dessus, de toutes façons, il n’y a pas grand chose de consistant, donc bon, je compte ! Du 05/02 à 10/02
Volume 4 ; Blade, 12 numéros (c’est la fête !), du 11/06 a 10/07, check ! Je sais pas si je dois compter… Oh puis si, allez, vraiment, je suis sympa.
Donc, 4 ans de publications  » ongoing  » pour un perso qui a 36 ans… 1/9 ème quoi, oui c’est comment dire… Pas un succès dirons-nous !

 


Cloak dans Cloak And Dagger

(qui pour le coup, sont un couple mixte de mémoire !)

Volume 1 ; Cloak And Dagger, 4 numéros, du 10/83 à 01/84 et c’est une série limitée, donc on oublie !
Volume 2 ; Cloak And Dagger, 11 numéros et je crois bien que c’était une  » ongoing  » là, du 07/85 à 03/87
Volume 3 ;  Cloak And Dagger dans Strange Tales (se partageant le magasine le Doctor Strange, je compte quand même dans ma grande mansuétude…), 19 numéros, youhouh ! Du 10/88 à 08/91 !

Bon, on tiendrait là peut être l’une des seules licences mixtes sur le long terme ! 5 ans  » d’ongoing  » pour un perso qui a 25 ans ! Quoique, on en revient presque au ratio de Black Panther, 1/5 ème  » d’ongoing  » sur l’age du perso…


Deathlock

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Volume 1 ; Deathlok, 4 épisodes, du 07/90 à 10/90 et encore une série limitée, une !
Volume 2 ; 34 épisodes! Du 07/91 à 04/94, check !
Volume 3 ; 11 épisodes, du 09/99 à 06/2000, mais il ne s’agit pas de Michael Collins, donc on ne compte pas !
volume 4 ; Deathlok The Demolisher ; 7 numéros du 01/10 à 07/10,  mais il ne s’agit pas de Michael Collins, donc on ne compte pas !

Alors, allez… 20 ans de vie pour 3 petites années de bons et loyaux services en  » ongoing  » donc 1/6 ème !


Je sais pas si je dois évoquer cette série, parce que dans le cadre de cet article, cette tentative est risible, mais comme il est bon de rire, allons-y ! The Falcon dans roulements de tambours ;

Captain America & The Falcon

(ben oui, le Falcon, un simple  » sidekick «  avec sa propre  » ongoing « , nan mais faut pas rêver !)

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Volume 1 ; Captain America and the Falcon (le titre Captain América est renommé pour l’occasion), 66 numéros tout de même entre le 02/71 à 06/78

Volume 1 ; Captain America and the Falcon, 14 numéros, du 05/04 à 06/05…

Je crois que ça vaut même pas le coup de compter… D’une, le titre tandem est souvent un moyen de prendre moins de risque au niveau du public. En effet, en mettant 2 personnages a la popularité ciblée ou moyenne, l’éditeur espère doubler l’audience et diviser les risques par deux. Paye donc ta popularité ! De deux, je le redis, mais Falcon arrive en tant qu’équipier de Captain América, en clair, un dérivé, spin-off pur qui reste très dépendant du vengeur étoilé.  De plus, le fait même qu’a l’époque le personnage n’ait jamais eu de titre juste à lui est suffisant pour montrer que le personnage n’était pas créé pour être autonome! 8 ans de publication (partagée de  » sidekick  » en 1970 à  » sidekick  » en 2005 !), pour un perso de 39 ans… On peut appeler ça la grosse  » loose « !


Black Goliath

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5 numéros entre 02/76 et 11/76 ! Magnifique !

Bon… On est d’accord, c’est à pleurer quand même… Mais malgré tout, il reprendra de l’importance plus tard dans le Marvel Universe. Une importance capitale.


Allez, on se motive, là on attaque le champion des  » ongoings  » pour un super-héros noir avec, TADAAAA ;

 Power Man, ou Luke Cage

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Volume 1 ; Luke Cage, Hero for Hire, 49 numéros du 02/74 à 02/78 !
Mais ça continue avec Power Man And Iron Fist (ouf !), rappelez vous du comics tandem; qui repart au numéro 50 pour aller jusqu’au 125, du 04/78 à 09/86, il semblerait qu’on soit face a un joli succès de niche, 8 ans d’affilé il y avait du lecteur, je compte donc !

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Volume 1 ; Cage, 20 numéros, de 04/92 à 11/93

Heureusement, ça reprends avec Heroes For Hire , Volume 1 ; 19 numéros + 1 annual, du 07/97 à 01/99, bon, on est pas loin du groupe de super-slip et plus du solo voir duo, mais bon, allez soyons cool, on les prends en compte au vu de l’importance du perso dedans et le concept directement lié au perso !
Volume 2 ; Je compte pas, c’est autour des super héroïnes de secondes zones avec Misty Knight qui se prends pour Cage !Volume 2 ; Cage, bon, je crois que c’était une série limitée mais bon, 5 numéros du 03/02 à 09/02Ah mais il est aussi dans Alias… Mais, c’est pas le perso principal non ? C’est plutôt autour de Jessica Jones… Bon, c’est pas grave, ils auront un petit de cette union, c’est assez rare pour être noté ; 28 numéros, du 11/01 à 01/04 !

Bon… Au delà du fait que tous ces  »  relaunchs  » (relance), modifications du concept et du design du persos, rajouts x ou y d’autres  » losers  » du moment, je dois bien admettre que le Cage, il en a eu pas mal des  » ongoings  » quand même! Même si ça s’est fait a coups de truelles ! J’ai zappé ses participations a divers groupes, les Fantastic Four, Avengers, Defenders. Alors comptons, 19 ans de publications plus ou moins  » ongoings  » ! On l’a, c’est lui, c’est notre champion toute catégories des super-héros noirs a forte présence dans des  » ongoing  » qui leur sont consacrées ! 19 ans sur 36 ans de carrière !!! Plus 1/2 de publications qui lui sont consacrées! On en a un !

Incroyable, il lui a fallu parcourir le cliché du gangster, le comics à duo, le comics à concept de groupes, le comics racoleur, le  » maquage  » avec une héroïne de seconde zone. Le mec est parti d’un simili Shaft énervé avec une ceinture en chaîne à un simple noir indestructible habillé normalement! On l’a notre preuve de l’égalité du comics  » mainstream  » devant les minorités !

 

Ou pas…

MAIS DE QUOI SE PLAINT-ONT MA BONNE DAME ?!?
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Ouais… En fait on est pas du tout sorti de l’auberge en voyant ça en fait !

Enfin, continuons !

Night Trasher

21 numéros, du 08/93 à 04/95 !

Un joli pet de fourmi bien trop fugitif pour l’avoir même senti…

Bon, malgré tout, ça donne 2 ans de série sur un perso qui a 21 ans ! 1/10 ème quoi !

Storm

6 épisodes, du 04/06 à 09/06

Pas grand chose non plus, c’est surtout de la série de groupe pour un personnage emblématique du comics X-Men.

War Machine

Volume 1 ; dans Iron-man en tant que remplaçant, 29 numéros, du 05/83 à 10/85, je ne compte donc pas puisque ce n’est pas son titre.

Volume 1 ; 25 numéros, du 04/94 à 04/96
Volume 2 ; 12 numéros, du 02/09 à 02/10

Rien à dire en fait… Je n’ai pas comptabilisé les  » Iron Man  » ou il remplace Tony, j’ai déjà été bien cool avec Cage, je pense qu’on peut arrêter les frais quand même! Ce qui nous donne sur 31 ans de vie, 3 ans  » d’ongoing  » à son nom. 1/10 ème quoi…

Bon. On a bien débroussaillé le Marvel Universe, on a identifié les personnages moteurs de la problématique. Pour les articles suivants, je passerait en détail sur les personnages et leur séries elles-mêmes. Je détaillerais ensuite leur routines de vie, quelles sont leurs activités civiles, sont ils en couples et avec qui. Sont-ils leader de groupes, voir quel est leur style vestimentaires ?

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A suivre…

Ismaël Bâ

P.S ; sources ; http://www.comicsvf.com/idx/LSUAlpha.php, http://en.wikipedia.org/wiki/List_of…#Marvel_Comics, http://en.wikipedia.org/wiki/African…ters_in_comics, http://en.wikipedia.org/wiki/Portray…ople_in_comics,http://marvel.wikia.com/Race_and_Rac…_Marvel_Comics, http://www.bleedingcool.com/2012/09/…omic-industry/.