Réponse aux commentaires outrés par la vidéo d’Alan Moore.

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“I am not man so much as syndrome; as a voice that bellows in the human heart.
I am rain.
I cannot be contained”
― Alan Moore, From Hell

Hello mes chers abonné/es ou pas encore (qu’attendez vous, mazette!). J’ai été absent de ces contrées depuis quelques mois, même si j’ai pu apercevoir que certain/es d’entre vous ont continué à visiter mes lignes et symboles numériques! J’en suis navré, mais je vous prépare pas mal de choses pour l’avenir, enjoy!

Je reviens donc vers vous, car j’ai une activité assez vivante sur mon facebook, dont je me sers pour traiter de sujets un peu plus d’actualité et toujours liés plus ou moins à la problématique créative. Trêve de blabla, j’en viens aux faits. La chaîne Arte a fait une série de reportage en octobre dernier autour de l’auteur se prénommant Alan Moore. Grand auteur de comics, créateur de V Pour Vendetta, Watchmen ou encore From Hell et bien d’autres récits depuis adaptés avec plus ou moins de succès. Huit reportages courts traitant chacun d’un angle particulier du travail de l’auteur. On peut les retrouver ici; Dans la tête d’Alan Moore.

Dans l’un d’eux, il fait part de son étonnement face à l’actualité du divertissement contemporain, en liant le tout avec les actualités du Brexit et de l’élection de Donald Trump. Se basant sur le fait que les films à succès du moment sont des films de super héros et que ceux-ci marquent une infantilisation de la société.

J’ai été assez surpris par le nombre de retour et ai décidé de faire une réponse en plusieurs points à un problème finalement très vaste et pas tant discuté que cela dans la sphère publique.

Voici mes réponses en plusieurs vidéos, vous n’avez qu’à suivre la playlist!

 

N’hésitez pas à commenter si vous avez des questions ou des critiques à faire, je suis toujours ouvert au dialogue et prendrait autant que possible le temps d’y répondre!

A bientôt!

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Morphologie, forme et dynamisme. Part.4

“L’individualité s’exprime magnifiquement dans le mouvement.”

De Sylvain Tesson

 

Partie une.

Partie deux.

Partie trois.

Yop mes amis! La suite de mon dossier sur la morpho arrive enfin! Je vais essayer d’être plus light cette fois, pour le dernier article, vous avez du avoir une indigestion de termes techniques, désolé d’avance, je cherche mes marques pour améliorer ma pédagogie. N’hésitez pas à me faire part de vos envies ou critiques à ce sujet.

 

Donc, on à vu dans le dernier article la posture dans une forme statique. Ici, nous allons parler de la posture dynamique.

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On reste concentré sur la course du modèle et la torsion de la ceinture abdominale a son extrême. Impossible donc?

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Ici, je simplifie la forme, pour montrer la tension extrême au centre du corps et l’influence de 2 axes de forces limites antagonistes. En rouge, la course rapide et donc les jambes qui rééquilibrent. En vert, la rotation du torse, dans le sens presque inverse exagéré par le poids de la raquette, la force musculaire et l’énergie cinétique de la rotation elle même.

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On a ici un modèle extrêmement athlétique, permettant a sa solidité musculaire d’accompagner le mouvement, de garder la chaîne cinétique dans une tension égale et donc multiplier comme un élastique la force de départ. Evidemment, une personne d’un plus faible niveau pourrait sur ce type de mouvement se faire de la tendinite, s’arracher un muscle, un tendon ou même se créer des hernies. Ou tout simplement être même en incapacité de faire ce mouvement tout court.

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On peut percevoir a quel point le corps humain peut être mobile. Les forces qui lui sont appliquées étant accélérées par les zones les plus mobiles du corps. Les épaules et les hanches, permettant d’accélérer encore plus le mouvement comme quand une voiture tourne autour d’un rond point et qu’on se retrouve attiré par l’extérieur.

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En simplifiant la forme en mannequin. On perçoit la presque impossibilité du mouvement. On comprend que même sur une image fixe, le corps est soumis a une force extérieure. Ce type d’étirement étant d’ailleurs impossible a faire sans élan. 

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On perçoit mieux la chaîne musculaire et la logique élastique du mouvement.

 

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Superposé au mannequin, le muscle devient une série de câble élastiques permettant au corps de se mouvoir et se rééquilibrer.

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L’énergie cinétique des jambes + l’élan + le renvoi du poids du corps par le sol se canalise au niveau du centre du corps. Le premier axe de rotation par lequel passe l’énergie cinétique. La sangle abdominale et le bloc lombaire en bons muscles verticaux gainés correctement renvoyant l’énergie au haut du corps tout en tournant comme une vis, donc encore une fois accélérant et multipliant l’énergie de départ. Le bras droit effectuant une rotation autour du deuxième axe de rotation qu’est l’épaule. Le pectoral droit canalisant l’énergie, transmise au deltoïde avant et le biceps se pliant pour terminer le mouvement. Un bon moyen de se craquer le dos, essayez de faire cette pose juste après le réveil!  

 

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Un exemple de la mobilité des vertèbres. Evidemment, aucune vertèbre ne peut seule faire une rotation de 180°, sinon, c’est la rupture de la moelle épinière. Et là, vous pouvez oublier la marche et un tas d’autres fonctionnement classique de l’humain en bonne santé. Chaque vertèbre a tout de même la possibilité d’un minimum de rotation. Ce qui permet en bout de chaîne une impression pouvant aller jusqu’à presque 90°. La mobilité des vertèbres est aussi dépendante de leur taille et de leur positionnement. Pour soutenir toute la partie haute du corps, les vertèbres du bas sont plus larges que celles du haut, comme pour tronc d’arbre. Il y a la partie rachis thoracique qui intercale les cotes de la cage dans les vertèbres, donc perte de mobilité à ce niveau là aussi. La partie cervicale étant la plus mobile justement grâce a la petite taille des vertèbres et le peu de matière osseuses et musculaires autour.

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Axes de torsions.

Avec cet article, on voit bien que rendre le mouvement passe par un tas de systèmes et de logiques. En s’appuyant sur les règles de la dynamique, on peut exagérer a foison son effet. Mais comme d’habitude, il est bon de partir de la réalité pour ensuite l’exagérer plutôt que de faire l’inverse. Je n’ai pas fait d’illustration montrant ce qu’on peut en faire. Dites moi si ça vous permettrait de mieux comprendre!

Il est important de savoir si la forme qu’on représente est en mouvement ou pas, pour que la déformation prenne tout son sens!

Je vous à bientôt les amis!

Bâ Ismaël

La suite…

Morphologie, forme et dynamisme. Part.3

“Le temps dont nous disposons chaque jour est élastique ; les passions que nous ressentons le dilatent, celles que nous inspirons le rétrécissent, et l’habitude le remplit.”

De Marcel Proust

Bon, nous avons déjà pas mal vus l’aspect général de la torsion de hanche horizontale, la notion de cinétique et des exagérations qui peuvent y être associées. On va passer a une étude de cas, sur l’équilibre, les tensions et forces de cisaillement contre lequel le corps lutte et par quel moyen. Continuons donc a désosser la forme humaine ensemble!

Partons donc ici sur le cas du statisme. Je prends sciemment une danseuse, car un travail de plusieurs années a permis d’atteindre des limites physiques en rapport avec l’élasticité. Ce qui nous permet d’étudier comment un corps, peut tenir une position a la limite du possible, s’arrange pour que ce soit justement possible.

Rythme: « phénomène périodique associé à l’idée de « mouvement » et s’inscrivant au départ dans la dimension du temps. »

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Danseuse dans une posture que nous sommes peu a pouvoir reproduire parfaitement. Pourtant, elle existe.

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Ici, on voit le rythme de la posture. L’axe central qui est en grande partie verticale. L’horizontalité est équilibrée autour de l’axe central. On est presque en face d’une lettre avec ses pleins et déliés et plus d’un bête véhicule de l’âme. On observe qu’aucune ligne n’est droite, il n’y a que de la courbe, que de la douceur. Ce qui permet du mouvement dans le statique.

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On peut percevoir un effet d’arborescence. La base de l’axe vertical étant la fondation, la racine de la forme générale. La base se trouve plantée dans le sol, canalisée. La ligne se sépare en plusieurs autres comme les branches des arbres. Les lignes suivent donc un mouvement énergétique de bas en haut. Comme si une graine avait poussée.

Structure: « décrit d’une manière générale, la façon dont les éléments participants d’un système sont organisés entre eux. Un phénomène est dit structurel s’il est inhérent au mode d’organisation d’un système, d’une société. »

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Revenons a la statique. Ici, l’axe de gravité est représenté. Il est l’axe le plus pérenne pour que la danseuse ne chute pas. Tout l’ensemble de la posture est structuré autour de cet axe. Membres, muscles, tendons. Tout concours a rendre cette posture possible.

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Ici la position de l’ossature dans la forme.

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On remarque bien que l’ossature propre a ses limites et que seule, elle ne peut maintenir l’équilibre. Mais elle donne un cadre, une structure sur laquelle on peut s’appuyer. On a tous ces mêmes os, par contre, les proportions ne sont pas forcément les mêmes, plus grand/plus petit, plus épais/moins épais. Même la flexibilité et la composition des peut varier et permet plus ou moins à l’os une certaine souplesse.

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Ici, la musculature du dos. Celle qui permet justement de stabiliser l’ossature et donc la posture. Tout humain (sauf accident) possède ces muscles. Mais de même que pour les os, les tailles, densités, élasticité, insertions sont modulables.

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La force, l’élasticité, la solidité tendineuse et les pressions sur les os ont été façonnés par cette danseuse pendant des années. Des exercices spécialisés, des postures étudiées lui permettent cela. Ce que le commun ne pourrait pas forcement faire naturellement. Même s’il en a le potentiel. On peut parler a ce moment là d’homéostasie . On s’adapte intérieurement aux pressions ou message extérieurs et cela de manière très profonde. Evidemment, plus cet état « homéostatique » est long, plus le changement est compliqué, voir impossible. Le corps étant fait pour se dégrader, la manière dont on le frotte a l’extérieur accélère ou ralenti ce mouvement. Mais revenons au dessin et à la cohérence. Il est important d’integrer ce fait dans ce qu’on souhaite représenter. Il est logique qu’un octogénaire, en surpoids et sédentaire a peu de chance de pouvoir tenir cette position.

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Superposition du mannequin de bois. Pour faciliter la représentation, le mannequin de bois est très utile. Il simplifie les formes et facilite la compréhension. Et le dessin, c’est d’abord simplifier, voir symboliser les formes, pour seulement ensuite les complexifier.

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Je conseille donc a tous dessinateurs de passer par cette étape s’ils ont du mal a se représenter quelque chose. Il est des lors plus facile de penser l’équilibre et la forme.

Équilibre: « est le concept qui décrit les situations où les « forces » en présence – les parties dans le cas d’une métaphore – sont égales, ou telles qu’aucune ne surpasse les autres. C’est une notion qui est utilisée dans de nombreux domaines.

Un équilibre peut être statique (une roche, sur le sol lunaire par exemple) ou dynamique (le ballon tenu en équilibre sur le museau d’une otarie, l’équilibre écologique).

Un équilibre dynamique caractérise un système plus évolué où des rétroactions de sens contraire peuvent se produire pour maintenir ou tenter de maintenir un certain niveau dit d’équilibre. Cela peut mettre en jeu des complexes boucles de rétroaction, agissant le cas échéant de manière réflexe. Ainsi les organismes vivants font notamment appel aux systèmes musculosquelettiques et au système nerveux pour permettre des mouvements volontaires, s’adapter au contexte de la pesanteur. Chez l’homme, l’oreille interne permet de maintenir une posture en équilibre quelconque (debout, marche, course…). L’étude et la pratique de l’équilibre seulement se nomment l’équilibrisme et plus particulièrement sur un fil le funambulisme.

L’absence d’équilibre caractérise une situation de déséquilibre. »

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Le changement de position implique un décalage sur l’axe d’équilibre. Poids X distance. Plus la distance est longue, plus le déséquilibre est présent. On reste sur une position statique, mais si on était sur de la dynamique, ce ne serait que la photo du moment de déséquilibre, qu’il a un autre moment serait récupéré par le positionnement de la jambe gauche.

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Correction du déséquilibre. En écartant les jambes, la forme du triangle apparaît. La forme des pyramides, tiens donc? La gravité et son poids c’est aussi une histoire d’empilement. En gros, plus la base est large, plus l’équilibre est solide. L’épine dorsale est plus fine en haut, plus large en bas. La ou les lombaires de la danseuse de la précédente illustration doivent gérer une grande partie de la force de cisaillement. Elle sont ici soutenues par les jambes, et les forces qui passent par cette partie du corps sont diffusées de manière plus naturelle sur les parties basses.

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Découpage du mouvement en gardant des postures équilibrées.

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Découpage du mouvement en gardant des postures équilibrées.

 

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Le cisaillement, c’est un type de déformation appliquée à un matériau. Ici, le corps humain. Il s’agit donc de la force de gravité appliquée aux parties les plus faibles du corps. En clair, les parties les plus mobiles; épaules, hanches, voir genoux. Ici le cisaillement s’applique exagérément au soutient des membres qui sont sur un axe horizontal. Les parties mobiles ont donc, pour maintenir ce type de position, besoin d’une grande force, élasticité et précision.

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Rapport de masses en général. Le gris, représente l’axe vertical, celui auquel s’attachent les parties horizontales. On constate que la partie droite et gauche on un pourcentage plus ou moins égal. L’axe de l’équilibre du corps est logiquement pile au milieu.

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Je reviens ici sur la torsion. Il est possible de tourner le buste dans un angle de 90° maximum, mais pas à 180°. On déchausserait les os de la colonne, les tendons et certainement de la chair. La torsion de 0° à plus ou moins 90° est donc dépendante de la capacité élastique et des forces extérieures. Ici, on est sur du statique, le seul poids réel a gérer, est la gravité. Pour cette danseuse, la torsion est 1 sur le coté, 2 en arrière et 3 en rotation à plus ou moins 65°. 3 angles de torsions que je montre d’un autre point de vue.

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Tension musculaire et points d’encrage. Les muscles sont comme des câbles élastiques. Comme un lance pierre, la force élastique s’appuie sur le support de chaque extrémité élastique et de la manière dont on s’éloigne ou s’approche d’eux. Plus la tension est forte, plus le renvoi sera puissant. Evidemment, un lance pierre avec un seul point d’encrage, impossible de tendre l’élastique. Cette tension permet de solidifier la posture. Pouvoir la comprendre afin de la montrer dans l’oeuvre finale est importante. Elle est signifiante, toujours du geste que l’on veut communiquer.

Voilà pour ce long article. J’en suis d’ailleurs désolé, mais je tenais à être assez complet. Le dessin, c’est une discipline qui en réunit tellement que c’est une discipline sans fin et ça c’est génial. Elle aide a profondément comprendre le monde.

 

Bâ Ismaël

La suite ici… 

Morphologie, forme et dynamisme. Part.2

“Tout mouvement de quelque nature qu’il soit est créateur.”

De Edgar Allan Poe

Hop! Suite de mon dossier sur les multiples déformations du corps humain et comment on peut jouer avec dans le cadre du dessin.

Nous parlerons ici de cinétique* et de rendu de mouvement.

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Ici, un modèle découpe les 3 phases de la course a pied. Il s’agit de course de fond et non de sprint, le torse est soumis a moins de force extérieure du fait de la moindre poussée musculaire. Le sprint demande au torse de se rééquilibrer en avant au risque de partir en arrière. Ce sera sans doute pour un autre article.

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Version simplifiée. Ici, le corps est soumis à plusieurs forces. La gravité et donc le poids du corps que les muscles doivent faire rebondir de foulée en foulée. La solidité du sol qui renvoie en partie la masse du corps couplée à la poussée musculaire, dans un mouvement de bas en haut. Et cela, à chaque foulée. Le but pour le corps est de profiter au maximum des forces auxquelles il est soumis et les mettre a profit pour se mouvoir, le plus efficacement et le moins dangereusement possible. Ce travail est effectué par les tendons et les muscles qui transforment cette énergie en mouvement moteur. Il y a donc des muscles qui stabilisent la posture, d’autres qui mobilisent l’énergie et enfin d’autres qui la transforment en mouvement. Quand l’énergie passe, ces muscles sont tendus. Les parties molles du corps, sont elles plus visiblement soumises à la gravité.

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Position de la colonne vertébrale et effet de renvoi cinétique du sol sur le corps. L’effet masse molle et masse dure est exagéré. Masse dure=os et muscles tendus, masse molle=chair, graisse et muscles détendus.

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Comment rendre cette course à la fois signifiante et dépouillée. En en gardant les éléments fondamentaux. J’exagère donc les formes et les simplifie, dans une logique cinétique. Rondeur versus lignes droites par exemple. Je le répète, le dessin n’est pas de la photo.

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Ici, les informations nécessaires à mettre en valeur pour la compréhension des forces en présences. Ce qu’on doit ou pas prendre en compte pour que le mouvement soit intuitivement compris par l’œil de l’observateur. Je n’ai pas dessiné tous les muscles ni toute la masse molle. Je n’ai gardé que les parties qui influencent extérieurement le corps. Evidemment, appliqué au trait qui contient ces masses.

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Suréxagération des formes. La logique cinétique de la course est saisie a son minimum. Et montre autre chose qu’un playmobil qui court. On est bien en présence d’une forme humaine qui s’adapte aux forces qui lui sont soumises.

J’ai pris ici un plan de coté pour faciliter la compréhension du mouvement. Mais bien sur, on peut le capturer sur d’autres angles. A chaque auteur de voir ce qu’il veut mettre en valeur dans son image, une chose est sure, quelque soit l’angle choisit, ne pas prendre en compte la transmission des masses, de l’énergie cinétique et la tension musculaire pourra nuire a la compréhension. Il est donc très important de comprendre cette donnée qui peut même être cardinale dans la composition de l’image finale.

Le modèle choisi est ici une femme sportive, mais bien sur, la règle est la même pour tout type de corps. La différence se situant dans l’équilibre masse molle/masse dure, l’age, les différentes tailles osseuses et vitesse du mouvement. Donc bien comprendre la morphologie du modèle choisi!

Ismaël Bâ

P.S: Merci à mes cours de statique analytique et graphiques. Je savais déjà que je ne bosserai pas dans le bâtiment, mais que ces notions allaient me servir dans le dessin! Merci M. Galouz!

La suite ici…

*Le mot cinétique, du grec ancien kinêtikos (« qui se meut, qui met en mouvement »), fait référence au mouvement. Par extension, il se rapporte aussi à la vitesse de divers processus ainsi qu’aux mécanismes qui l’expliquent.

Morphologie, forme et dynamisme. Part.1

« Une morale nue apporte de l’ennui le conte fait passer le précepte avec lui. »

 Jean de La Fontaine

 

 

-« N’importe quoi, les bras réels ne font pas cet angle! »

– « Il sait pas faire les muscles, ça n’existe pas des muscles comme ça! »

– « Le bassin peut pas se tordre comme ça, on peut pas voir la poitrine en même temps que les fesses! »

Alors…Beaucoup de questions, ou d’incompréhensions sont dues à une des spécificités du dessin. Sa capacité d’exagération.

En effet, on parle ici de dessin et pas de photos.

Il y a plusieurs écoles, celle du dessin réaliste ou de portrait, ou on mime la réalité au maximum. Ce type de dessin demande un sens du détail important, mais même à ce niveau là, il faut savoir soustraire des éléments pour ne pas alourdir le dessin ou brouiller les reliefs. Less is more* (le moins c’est le plus). L’œil humain est trop efficace pour ne pas remarquer la supercherie. La leçon est toujours de soustraire, pour arriver au nombre de traits minimum à la compréhension.

C’est un choix. Artistiquement, l’arrivée de la photo a fait évoluer les arts visuels sur plus de symbolisme, le dessin étant incapable de rendre, aussi rapidement qu’une photo l’instantanéité, beaucoup d’artistes du 19 et 20 ème siècle ont donc commencé a dépouiller leur formes (expressionnisme, cubisme, surréalisme…).

Arrive donc le dessin symbolique (on en trouve dès l’antiquité, mais pour d’autres raisons que l’arrivée de la photo). La simplification des formes, son exagération. Du style semi- réaliste au cubisme. De l’exagération du mouvement et des formes. Dérivés artistique et philosophies très utilisées aujourd’hui dans la publicité, les jeux-vidéos et autres arts visuels.

Evidemment, la plupart des gens n’ont pas forcément cette connaissance, et on se retrouve régulièrement à devoir s’expliquer sur les bases du dessin et les formes mises ou pas en valeur et qui malheureusement sont trop souvent confondues avec une morale d’époque qui elle est plus aisément connue et médiocre.

Oui mes amis, l’art est bien politique, du moins ce qui est communiqué au moyen de différentes techniques. Et la technique, ce n’est ni de la politique, ni de la théorie, c’est de la pratique. La gifle du réel, quoi!

Il existe une multiplicité de formes, de déformations et d’exagérations!

Je démarre donc une série d’articles sur la morphologie, la forme et le dynamisme.

Voici ici-même la première partie;

« La poitrine visible en même temps que le fessier, c’est impossible, c’est juste sexiste! »

Et là réponse est bien-sûr fausse. Il y a quantité de physiques et quantité d’élasticités et d’insertions musculaires. Nous ne sommes pas tous égaux face à cela, mais il suffit de chercher un modèle dans l’angle demandé et on trouve, sans aucun problème, comme sur la photo ci-dessous (ou essayez par vous même, peut-être vous découvrirez une souplesse inconnue!).

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Je profite donc de cette image pour montrer ce qu’on peut faire comme déformation et exagérations à partir d’une posture totalement crédible!

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J’ai ici dessiné basiquement la forme de la cage thoracique, des hanches et de la colonne vertébrale. Il existe peut d’articulations polyarticulaires**, les épaules et les hanches qui peuvent se mouvoir a partir de leur axe de gauche à droite, de haut en bas ou même les deux en même temps. Bien-sûr, ces membres ont leur limites. Les tendons, les muscles et les insertions musculaires sont plus ou moins souples. De même, la taille des membres elles-mêmes jouent. Certains ont un torse court, d’autres longs, de même pour les bras ou les jambes. On perçoit très bien la tension sur la taille, mais aussi sa mobilité.

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Version plan.

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Je montre ici comment a partir du torse, en enlevant la torsion on peut obtenir une non-torsion du corps à partir du buste.

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Version plan.

 

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Cette fois-ci à partir des jambes. Dont on peut complètement garder la position.

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Version plan.

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Je reprends ici le modèle en le transformant. Il s’agit ici d’une jeune fille. Je lui donne les proportions d’une femme. Je réduit donc sa tête et lui ajoute des formes et des talons.

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Version plan. On peut remarquer que les éléments du torse et des hanches doivent être correctement placés, au risque de brouiller la compréhension de la personne qui regarde. Je rappelle ici que 1 mm de loupé sur une feuille peut devenir plusieurs cm en vrai. Mais c’est encore un autre problème.

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J’exagère encore plus la forme. Pourquoi? J’essaie de trouver une rythmique dans les lignes, de la clarté. Le but est de souligner le sujet et ce que je veux échanger à son propos. Ici, l’élasticité, la fluidité, la féminité et de sublimer la posture. A cette étape, plusieurs essais peuvent être nécessaires! Tout dépends ce que vous souhaitez partager.

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Version plan. On peux remarquer l’exagération très forte des mains. Il s’agit de ne jamais oublier leur expressivité. On est attiré par ce qui est parlant chez quelqu’un. Son visage et ses mains, rendent une grande partie de la compréhension des intentions de l’autre. La manière de les dessiner est donc déjà une codification émotionnelle. Une fois de plus, le dessin c’est de la communication. Une émotion, une idée, un sentiment… Tout ce qui permet de mettre des idées en valeur doit être adapté au projet. A condition de respecter un minimum de règles ou de cohérence stylistiques.

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Ici j’ai fait une silhouette*** exagérée. La silhouette est un élément important de l’image. Elle aide a comprendre ce que l’image comporte d’inutile, d’imprécis. De poser une posture pour qu’elle soit identifiable dès le premier coup d’œil, que ce qui permet de comprendre la forme ne se chevauche pas.

Voilà pour la torsion du buste. C’EST DONC COMPLETEMENT REALISTE. Concernant la déformation en elle-même. Bien-sûr, il existe énormément de biais, la déformation dépends de l’auteur et des objectifs qu’il s’est fixé quand à ce qu’il souhaitait communiquer sur l’oeuvre. Le genre dans lequel on s’inscrit. Du temps qu’on veut y consacrer.

Le vrai problème, concerne donc le dessin en lui-même. Correctement exécuté ou pas. Et à un moment, il s’agit de technique. Pas de point de vue.

Ismaël Bâ

*Less is more; L’architecte Ludwig Mies van der Rohe (1886–1969) à adopté la devise « Less is more » pour décrire son esthétique.

**Polyarticulaire;  Qui affecte plusieurs articulations.

*** Silhouette; Il s’agit d’un moyen technique, si ce n’est pas clair, n’hésitez pas a me relancer pour que j’en fasse un article!

La suite ici!

Composition, dessin, fabrication d’une image! part.6

 » Il lui fallut enjamber un ruisseau noir, une mare lâchée par la teinturerie, fumant et s’ouvrant un lit boueux dans la blancheur de la neige. C’était une eau couleur de ses pensées. « 
L’Assommoir (1878)

Emile Zola

Read more at http://dicocitations.lemonde.fr/citation.php?mot=couleur#UrSJKlurCUeCyZPj.99

Suite du dossier sur la composition.

5 la couleur et le ton : avec ses diverses valeurs et intensités, lumières et ombres;

Bon, je suis loin d’être un maître concernant les couleurs, c’est à la fois du ressenti, mais en même temps des mathématiques (c’est une logique d’addition ou de soustraction). Puisque le choix est presque infini, il est beaucoup plus difficile de maîtriser ses effets et l’association des différentes valeursintensités ou même contrastes ! Enfin, je vous propose tout de même un exemple de ma méthode. Bien sûr, comme d’habitude si vous avez des questions, ou même des corrections, n’hésitez pas, plus on est de fous, plus on rit.

De plus, suivant la numérotation des rubriques de l’article Wikipedia, je me rends compte qu’a partir de maintenant, ça va être un peu plus bordélique. En effet, les étapes suivantes sont assez difficiles à dissocier pour moi. Je passe de l’une à l’autre selon l’instinct. Je vais tout de même essayer de garder ce plan, ne soyez pas étonné si on passe de l’avant à l’après sans trop de logique, j’essaierais d’être le plus compréhensible possible.

 

Alors, qu’entends-on par couleur et ton* ?

Ben oui, la couleur ça suffit pas comme terme, il faut encore compliquer la chose ??? Et oui (quand je vous parlais de math) … La couleur est un faux ami, elle signifie en langage courant la perception visuelle colorée, mais signifie aussi de maniere plus technique le mélange de pigment ou de teinture et de liant qui sert pour peindre.

A contrario, Le ton (ou la teinte) désignent sans ambiguïté la couleur perçue.

En d’autre termes, quand on parle technique de couleur, on doit parler de ton et non de couleur ! 

Détails des termes de tons*; 

Tons clairs et tons obscurs opposent les tons par l’impression de luminosité qu’ils dégagent.

Valeur tonale La valeur tonale est le degré de luminosité, du foncé au clair, indépendamment de la couleur. Il faut cependant noter que certains tons, comme les jaunes, ont toujours des hautes valeurs, tandis que d’autres, comme les violets, ont toujours des valeurs basses.

Tons chauds et tons froids Les tons sont d’autant plus chauds que, sur le disque chromatique, ils sont proche de l’orangé.

Tons neutres Tons proches des gris.

Tons purs tons vivaces, de la périphérie du disque chromatique.

Tons dégradés Tons dont la luminosité est augmentée, mais la vivacité diminuée, par l’ajout de blanc.

Tons rompus Tons dont la luminosité est atténuée par l’ajout d’une pointe du ton complémentaire.

Tons rabattus Tons dont la luminosité est atténuée par l’ajout de noir.

Tons pastels Tons dont la vivacité est atténuée par du blanc, comme celle des dessins au pastel.

Ton sur ton Assemblage de tons ne différant que par une petite nuance. Utilisé surtout en couture.

Ton général Le ton général d’un tableau est la dominante colorée. Par exemple, le ton général de Impression soleil levant de Claude Monet est dans les tons froids.

Ton local Le ton d’un objet dans le tableau, avec son système de clair-obscur, par exemple, le ton local d’un drapé. Le ton local des manches de la Joconde est dans les ocres.

Ton plat ou aplat Surface colorée dans laquelle le ton ne varie pas.

Et c’est quoi la Valeur* ? 

 

On distingue d’abord les valeurs, c’est-à-dire la luminosité, entre blanc et noir. Bien que les valeurs se distinguent des couleurs proprement dites, l’estimation des valeurs d’un sujet représenté est la première tâche de la représentation en couleurs, par opposition au dessin, préoccupé surtout des contours. La méthode traditionnelle pour évaluer la valeur consiste à cligner des yeux, pour s’approcher de la vision nocturne, qui ne perçoit pas les tons.

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Ici le contraste maximal, noir et blanc compris. Les valeurs sont contenues entre ces extrêmes.

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Là, le contraste maximal concernant les tons. De même, les valeurs sont contenues entre ces extrêmes.

Et la Vivacité alors* ? 

 

La vivacité d’une couleur est le degré de ce qui la différencie d’un gris. Un ton vif se distingue nettement d’une autre de même valeur, au contraire d’un ton terne ou pâle.

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Sur le deuxième visuel, la vivacité est affaiblie, distinguer la valeur est beaucoup plus difficile (évidemment, les tons étant à l’opposés, on les distingue tout de même, mais sur la roue chromatique proposée plus bas, on peut voir que discerner les tons voisins devient beaucoup plus compliqué) ! 

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Roue Chromatique, avec les tons clairs/obscurs, outils fondamental pour obtenir une harmonie de couleurs.

Alors, je commence par séparer les valeurs. Je recherche un équilibre de chaud/froid, pourquoi ? Pour détacher au mieux mon personnage principal du décor, mais aussi les autres personnages plus petits.

En effet, plus le dessin réclamera de détails (et donc, une plus grande possibilité en tons), plus j’essaie de commencer par séparer au mieux les formes. Je décide donc de garder les tons chaud pour ce qui entoure directement le personnage, les tons froid pour le décors et les autres personnages, un léger mélange des deux à dominante chaude pour le personnage principal (certains détails sortent de cette logique afin de rééquilibrer les valeurs dans l’ensemble de l’image), ce qui donne cela;

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Ton plat sur plat.

En général, mes tons sont rabattus (luminosité atténuée), je n’en suis qu’à la première couche. Cela me permet une plus grande profondeur pour travailler le relief des formes pour l’étape suivante. J’ai tout de même quelques zones en ton purs (à la périphérie du cercle chromatique) et de ton neutre (proche du gris), pour m’aider à garder en tête mon intention de départ.

Pour débuter, je déconseille une palette de tons trop variés, si on prend les 3 tons primaires, plus leur secondaire, on peut facilement se retrouver avec une image bariolée ou anarchique.

Couleurs primaires

Couleurs primaires.

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Cercle chromatique basique, couleur primaire mais aussi secondaires et leurs relations chromatiques.

D’ailleurs, en bon vieux fan de super-héros, on peut voir que les personnages les plus illustres sont en grande partie remplis de couleurs primaires, Superman en est l’exemple le plus représentatif avec du jaune, bleu et rouge!

Superman-50-errorAutant le dire tout de suite, les 3/4 des gens qui se promèneraient dans la réalité avec cette association de couleurs ne pourraient pas paraître autre chose que déguisés (illustration Romita JR, Klaus Janson, Dean White)!

Je conseille plutôt au maximum 2 tons primaires, voir un et jouer avec les secondaires. Dans une logique de camaïeu (différentes valeurs autour de la même tonalité de base), relevé par de la secondaire. Au risque de se retrouver avec un stroboscope de couleurs, les une annulant les autres.

Pour cette illustration, j’ai utilisé les tons bleus sur une grande partie du décor pour le calme, confiance, ordre et fiabilité, c’est en général une tonalité équilibrante.

Les tons roses pour la sensibilité, la féminité.

Les tons rouges pour la puissance, la passion.

Voici ma palette de départ;

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On passe des tons chauds à des tons froids. On peut aussi voir des variétés tonales. Ce n’est pas une palette parfaite, loin de là, mais elle me permet d’avancer.

Mon encrage étant plutôt lourd et détaillé avec beaucoup de zones noires, il est important d’équilibrer correctement les dites zones.

Je fais en général mes couleurs sur le logiciel Photoshop, c’est bien plus rapide que manuellement et me permet d’essayer plusieurs directions en même temps et les comparer facilement. Si vous le souhaitez, je ferais un article rentrant plus en détail sur la couleur assistée par ordinateur.

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Ici, j’ajoute l’ombre, j’ai choisi du violet, qui est à l’opposé du jaune citron dont je vais me servir pour la lumière. Le contraste de luminosité n’en sera que plus fort. J’insuffle ainsi de la spiritualité, de la magie, du secret, rappelant que dans l’obscurité on est pas mal dans le mysticisme.

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Ici je rajoute le jaune citron. La valeur tonale est maintenant complète et permet d’ajouter de la profondeur et de la luminosité sur les parties que je veux mettre en valeur. Le jaune rajoute de l’optimisme, du bonheur et de la prudence. 

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J’ajoute ici de la matière. En effet, l’une des difficultés de la couleur numérique est le manque de texture. J’ai utilisé ici un effet papyrus que j’ai placé au dessus du décors et non de mon personnage principal, toujours pour le faire ressortir.

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Enfin, malgré les clairs/obscurs, les tons divers, le ton général reste trop froid à mon gout. J’ajoute donc une tonalité chaude pour donner un ton général plus avenant. J’ai choisi le ton rouge/orangé pour sa chaleur, son dynamisme, sa chaleur et son énergie.

Je ne vous cache pas que cette partie est plutôt complexe à expliquer, tant la couleur est un art en soi. Termes techniques, savoir scientifique, mais aussi émotionnel car toutes les couleurs ont une signification. Il est donc bon de savoir avant tout à quoi elles se référent.

 Je suis assez méthodique dans ma démarche, mais je déteste aussi être ralenti dans mon élan, je suis donc en général pas carré carré sur les étapes à suivre, je me vois plus comme un alchimiste. Ce qui permet aussi de se garder de la surprise et d’arriver à des résultat par sérendipité!   

Comme toujours, pour ma part, la théorie est fondamentale, mais n’est rien sans l’expérimentation. Ensuite, à chacun ses méthodes pour atteindre le résultat voulu!

A suivre…

Bâ Ismaël

* Pages Wikipedia; https://fr.wikipedia.org/wiki/Composition_picturale, https://fr.wikipedia.org/wiki/Ton_et_teinte

 

 

Composition, dessin, fabrication d’une image! part.4

« Cet instinct, sorte de tropisme qui tourne toutes les forces vers la conservation : de quoi ? La conservation est donc comme une direction, un point cardinal dans je ne sais quel espace-temps. »
Mauvaises pensées et autres (1941)

Paul Valéry

Read more at http://dicocitations.lemonde.fr/citation.php?mot=direction#p27SHCFwLXD18pqL.99

Suite du dossier sur la composition.

3 la direction : les itinéraires visuels qui prennent des chemins verticaux, horizontaux ou diagonaux ;

J’ai déjà fait appel un peu à cela dans mes premiers articles avec les zones de focus privilégiées par l’observant. En gros, ce sont les lignes de forces d’une image. On sert souvent des compositions en diagonales d’ailleurs, ça permet d’éviter la frontalité et donne de la profondeur a l’image. Forcément, pour la profondeur de l’image on aura besoin de plusieurs éléments dans l’image, plusieurs strates, pour donner l’information des niveaux de plans de l’image.

Voilà cette rubrique appliquée à mon illu;

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Encore un élément à prendre en compte dans une image et à fortiori dans une suite d’image, comme la bd et aussi au cinéma (même si la composante page dans son entier pour la bd et mouvement pour le cinéma donne des solutions parfois différentes).

 

A suivre…

Bâ Ismaël