« On a bien souvent vanté le prodigieux don d’improvisation d’Arsène Lupin. Mais ses plus belles victoires, ses réussites les plus curieuses, il les doit à sa méthode sans défaut. Lupin, avant tout, sait travailler. »
Le Secret d’Eunerville (1973)

Boileau-Narcejac

Références de BoileauNarcejac

Read more at http://dicocitations.lemonde.fr/citation.php?mot=methode#fbpVyuEFCPjhuFSW.99

 

Hop hop hop, mes amis, passons à l’action! Nous voici dans la seconde partie du dossier la composition. Improviser c’est bien, quand on sait ce qu’on fait c’est mieux! Ne jamais oublier la dominante de communication dans chaque travail artistique !

Pour ma demonstration, je continue à m’appuyer sur la définition wikipédia;

 » Éléments de la composition

Parmi les éléments visuels d’une composition picturale, on distingue :

1 la forme (rectangle, carré, cercle) du support et ses proportions (dans le cas du rectangle) ;

2 la ligne : le chemin visuel qui permet à l’œil de se déplacer dans le tableau ;

3 la direction : les itinéraires visuels qui prennent des chemins verticaux, horizontaux ou diagonaux ;

4 la forme : un espace géométrique ou organique ;

5 la couleur et le ton : avec leurs diverses valeurs et intensités, lumières et ombres ;

6 les dimensions et proportions des formes les unes avec les autre ;

7 la perspective : l’expression de la profondeur. »

La méthode.

1 la forme (rectangle, carré, cercle) du support et ses proportions (dans le cas du rectangle); 

Le rectangle.

formats1

le rectangle à plat ou en hauteur;

formats1

formats2

Il est  » découpable  » dans le même nombre de proportion et ce à l’infini. Le rapport longueur/largeur inégal, permet de donner une direction au cadre, de moduler la rythmique dès le départ, d’ou le fait que ce format (rectangle), soit le plus souvent usité, dans les illustrations, la bd, le cinéma.

Je découpe mon cadre à base de tangentes

 

Le code couleur est là pour identifier les zones

 » L’assymétrie  » longueur/largeur étant plus réelle pour l’œil humain, qui sait instinctivement que les formes parfaitement égales ne sont pas naturelles. De plus, l’avantage sur le carré, est la plus grande dynamique que propose cette même assymétrie.

Le rectangle à plat est très efficace pour rendre l’horizontalité. Les étendues de paysages, les lotissements, tout ce qui comporte une horizontalité forte, comme un lit, une piscine, une voiture, un mouvement horizontal…

De manière plus générale, c’est un plan plutôt équilibrant, terrien.

Le rectangle en hauteur, lui est parfait pour tout ce qui est verticalité. Les immeubles, les montagnes, les gouffres, les poteaux, les échelles, les chutes…

De manière plus générale, c’est un plan plutôt déséquilibrant, lié au vertige.

Voici quelques essais, sur l’effet de l’horizontalité et de la verticalité avec une forme de base rectangulaire.

 

 

 

Les intersections entre les lignes rouges et vertes, seront expliquées plus tard, mais elles serviront aussi !

Plan neutre, trop équilibré pour donner un sens à l’image.

 

Toujours un plan neutre, pareil, faible en information, seul l’arbre est mis en valeur.

 

Focus sur le ciel, plan plus naturel, l’horizon posée plus bas augmente l’horizontalité de la ruelle.

 

Wipcompo8

Focus sur la ruelle,grace à la ligne d’horizon placée plus haute. On est tout de suite plus concerné par la vie réside ici.

 

On passe au même type de cadrage, mais cette fois pour des buildings, donc forte horizontalité.

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Plan neutre, toujours pas de point de vue, trop équilibré pour bénéficier du vertige de la forme des buildings.

 

Mieux, la hauteur étant plus valorisée, mais peut-on faire mieux encore ?

 

Wipcompo11

Mieux, la verticalité met en valeur les buildings, le regard est guidé de haut en bas.

 

Wipcompo12

Ici, la verticalité est toujours mise en valeur, mais au profit du ciel, donc plus un plan sur la mystique, sur l’ambiance.

Hop, maintenant la même chose pour la forme humaine dans le cadre;

Wipcompo18

Ici, la version avec le gabarit de composition;

Wipcompo19

Globalement, on voit bien l’avantage d’utiliser un format de départ en accord avec l’information que l’on veut rendre. Je n’ai pas donné toutes les compositions possibles ici, je vous laisse vous amuser à tester les variantes, c’est presque sans fin !

Assez tergiversé, passons à la pratique.

Voici l’équivalent pour mon illustration.

L’horizontalité je l’ai d’abord choisie pour sa « normalité », son aspect équilibrant. En effet, je voulais illustrer la chambre, l’émotion d’une jeune fille par rapport à ses centres d’intérêts. Le concept (simple), était de montrer une parodie d’ado fangirl, mais au lieu d’en faire une fan de musiciens ou d’acteurs, de lui donner comme intérêt principal, le thème du ninja. Donc, appliquer toute l’imagerie de la jeune fille fangirl et le décorum que comporte sa chambre au thème du ninja. Une fan de ninja quoi.

Ce concept étant plutôt pas crédible du tout, la tranquillité du format rectangle a plat, me permet de jouer sur la normalité, le coté terrien. Ce que la verticalité aurait moins permis. La position même du personnage ne pouvait qu’appeler ce même format, elle est étendue sur son lit, de la verticalité m’aurait demandé d’habiller les parties en plus ou elle n’apparaît pas au risque de changer totalement le message que je voulais envoyer.

Pour cette illustration, je me suis servi d’un modèle, je l’ai photographié sous plusieurs angles et ai choisi celui qui collait le plus à ma vision.

J’ai de plus ajouté les points de convergences de l’œil humain. En gros, sur une image les points de lecture privilégiés par l’œil ne sont ni les bords ce qui est assez évident, ni le centre de l’image et ça c’est plus étonnant! Pourquoi ? Les bords, parce que c’est trop éloigné du centre, le centre parce que c’est déjà un focus. Focus qu’on fait tous a chaque fois qu’on regarde quelque chose. La chose que nous regardons est toujours focalisée. C’est donc une information limitée et beaucoup trop directe pour séduire l’œil. En somme, comme en stratégie, la meilleure des manière d’amener l’observateur à s’intéresser à l’image est de le mener en bateau! C’est a dire, remplir les zones que son subconscient va valider en priorité, donc ni les extrémités, ni le centre de l’image!

Il existe d’autres grilles, telles que la règle des tiers ou  la séquence de Fibonacci, sans parler du nombre d’or. Si le sujet vous intéresse, je ferais un article dessus.

Ces points sont visible par les cercles verts sur les illustrations qui suivent!

On pourra remarquer que dans mon illustration, au niveau de chacun des points, une information est fournie, contrairement aux zones de non priorités! Il existe cependant une erreur (à mon avis) de composition dans ce dessin. Je vous laisse essayer de la trouver!

Voilà pour le moment, j’espère être assez clair, si ce n’est pas le cas, faites m’en part!

 

A suivre…

Bâ Ismaël

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2 réflexions sur “Composition, dessin, fabrication d’une image! part.2

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